Les briques de Tozeur
Publié le : 26-09-2018

Découvrez le processus de fabrication traditionnelle des briques de Tozeur, une des plus grandes oasis du Sud tunisien. Ces briques ocre jaune donnent son aspect très original à l'architecture de la vieille ville.


En visitant la ville de Tozeur et ses environs, on est frappé par l’architecture traditionnelle des maisons. Leurs hauts murs sont construits en petites briques jaunes, artistement disposées en relief pour former de grands motifs de losanges, zigzags, serpents ou palmiers stylisés…


Ces briques sont fabriquées de façon artisanale dans des fours traditionnels, selon un processus qui perpétue un savoir-faire très ancien. En voici les principales étapes.


Le malaxage
L’argile, mêlée de sable (“tenash”), est mise à tremper avant d’être longuement malaxée, au pied puis à la main.


Le moulage
Un cadre en bois à deux cases sert à mouler les briques. Elles sont ensuite recouvertes de cendres pour éviter un séchage trop rapide.



Le séchage
Les briques sont séchées une première fois au soleil, puis retaillées. On les met à sécher une deuxième fois en les empilant sur la tranche pour une meilleure aération. Le séchage dure plusieurs jours.


Le four
Le four à briques est creusé dans le sol. Il comporte deux étages. En bas, le combustible est placé sous le “ghorbal”, une voûte ajourée en étoile permettant la circulation de la chaleur vers le niveau supérieur. Les briques sont empilées soigneusement au-dessus. Puis la porte du four est rebouchée hermétiquement.

On utilise des petites palmes en début de cuisson pour obtenir une température modérée, jusqu’au séchage complet de l’argile. Puis on introduit dans le four les grandes palmes pour faire monter la température, en deux étapes, jusqu’à 900°C. La cuisson dure toute la journée. Il faudra attendre quatre jours de refroidissement complet avant de rouvrir le four.

© Crédit photo MCM/ Slim Medimegh



Mur en briques dans la vieille ville de Tozeur




En savoir plus :

Le Sahara tunisien
Livre : “L’art de bâtir au Jérid”, par Abdellatif Mrabet